Les dangers méconnus de l’ho’oponopono

Par Fanny Thomas

Publié le 24/01/2026

Les dangers méconnus de l'ho'oponopono

Souvent présenté comme une voie simple vers le pardon et la paix intérieure, l’ho’oponopono séduit par ses quatre phrases répétées comme un mantra. Pourtant, derrière cette image apaisante, certaines personnes rapportent des effets inattendus. Parler de ho’oponopono danger n’est pas populaire, mais nécessaire pour éviter des écueils. Voici un regard lucide, sans dramatiser, pour pratiquer en conscience.

💡 À retenir

  • Une étude récente montre que certaines pratiques de développement personnel peuvent entraîner des effets secondaires négatifs.
  • Des témoignages de personnes ayant ressenti des effets néfastes après avoir pratiqué l’ho’oponopono.
  • Des statistiques sur la popularité croissante des méthodes alternatives et leurs risques associés.

L’ho’oponopono, de quoi s’agit-il ?

L’ho’oponopono est une pratique d’origine hawaïenne qui vise la restauration de l’harmonie avec soi et avec les autres. La version moderne s’appuie souvent sur quatre phrases récitées en boucle, adressées à soi-même ou à une situation difficile : « Désolé, Pardon, Merci, Je t’aime ». Elle est perçue comme une démarche de responsabilité et de réparation intérieure.

Dans sa version traditionnelle, l’ho’oponopono prend la forme d’un processus collectif de résolution de conflits mené avec un guide, centré sur l’écoute, l’aveu des torts et la réconciliation. Transposé dans le développement personnel, il devient une pratique individuelle, plus rapide et accessible, mais aussi plus vulnérable aux dérives par manque de cadre et d’accompagnement.

Origines et histoire

Au départ, l’ho’oponopono était un rituel familial de régulation sociale au sein des communautés hawaïennes. Avec le temps, il a été adapté pour répondre aux enjeux contemporains, notamment la gestion du stress, des conflits intérieurs et des relations. Ce passage d’un contexte communautaire à une application solo a simplifié la méthode, tout en lui faisant perdre une part de son ancrage culturel et de son encadrement.

Ce déplacement peut créer des malentendus. Certains confondent prière, auto-hypnose, autosuggestion et responsabilisation. D’où l’intérêt de clarifier ce que l’on fait réellement lorsque l’on répète ces phrases, et de prendre en compte le possible ho’oponopono danger lié aux interprétations extrêmes.

Comment pratiquer l’ho’oponopono

La pratique courante consiste à respirer lentement, identifier une situation source de tension, puis répéter les quatre phrases à voix basse ou mentalement. On peut les écrire dans un journal, les associer à une visualisation ou à un rituel de lâcher-prise. La durée va de quelques minutes à plusieurs cycles de répétition.

Pour rester aligné, mieux vaut poser une intention claire : apaiser une émotion, assumer sa part de responsabilité, réparer ce qui peut l’être. Un repère utile consiste à alterner auto-compassion et action concrète : si une relation demande des excuses réelles ou une conversation, la répétition ne suffit pas. Chercher le bon dosage entre intériorité et gestes tangibles est décisif.

Les principes de l’ho’oponopono

Le cœur de la méthode repose sur quatre dynamiques complémentaires. La reconnaissance de la souffrance, l’aveu de sa part de responsabilité, la gratitude pour ce qui peut être appris, puis l’expression d’amour envers soi et le monde. Cette progression favorise le désamorçage des ruminations et la réouverture du dialogue intérieur.

A lire aussi  Rasta : Culture, Musique et Cuisine Rasta à Découvrir

Selon ses promoteurs, les difficultés seraient liées à des « mémoires » ou des programmes internes qui rejouent des schémas. Travailler sur ces mémoires par la répétition viserait à libérer l’énergie émotionnelle bloquée. Pris au pied de la lettre, cela peut conduire à la notion de responsabilité à 100%, un principe puissant mais délicat lorsqu’il est appliqué sans nuance à des situations complexes.

Dangers potentiels de l’ho’oponopono

Dangers potentiels de l’ho’oponopono

Parler de ho’oponopono danger, c’est rappeler que toute pratique psychospirituelle présente des bénéfices possibles et des limites. Sans repères cliniques, certaines personnes transforment l’outil en injonction à positiver, se culpabilisent ou retardent des actions nécessaires comme poser des limites ou consulter un professionnel.

Le risque n’est pas inhérent à l’ho’oponopono, il apparaît surtout lorsque l’on cherche des résultats immédiats, que l’on isole la technique du reste de sa vie relationnelle, ou que l’on interprète la souffrance comme un signe d’échec personnel. Les effets problématiques émergent alors chez des personnes vulnérables, en surmenage ou face à des événements traumatiques.

Risques psychologiques

La répétition peut devenir une stratégie d’évitement émotionnel. On nomme parfois cela le bypass spirituel, tendance à contourner la douleur au lieu de la traverser. À court terme, l’apaisement est réel, mais les problèmes non traités réapparaissent, parfois amplifiés, sous forme d’angoisses ou de somatisations.

La notion de responsabilité mal comprise glisse vers l’auto-culpabilisation. Des personnes victimes d’abus finissent par s’attribuer la cause de ce qu’elles ont subi. Chez d’autres, la pratique déclenche des pensées obsessionnelles liées à la performance intérieure : « Ai-je assez répété ? Ai-je bien ressenti ? ». Cette spirale alimente la dissonance cognitive entre ce qu’elles ressentent et ce qu’elles pensent devoir ressentir.

Sur terrain anxieux ou dépressif, la surcharge d’introspection peut majorer la rumination. Le manque de repères thérapeutiques peut retarder la recherche d’aide. C’est là qu’un ho’oponopono danger se précise : confondre outil de régulation émotionnelle et traitement d’un trouble psychique.

Risques relationnels

L’invitation au pardon peut être mal appliquée. Pardon ne signifie pas tolérer l’inacceptable. Certaines personnes tentent de « pardonner pour avoir la paix », tout en restant dans des dynamiques toxiques. Les limites personnelles s’érodent, puis la colère revient plus forte après coup.

Autre écueil fréquent : zapper la communication. Répéter les phrases apaise, mais ne remplace pas une conversation claire avec l’autre, ni des excuses concrètes quand elles s’imposent. Dans le couple ou au travail, cette confusion entretient des non-dits et aggrave les incompréhensions. On voit poindre un ho’oponopono danger quand la méthode devient une échappatoire aux discussions difficiles.

Que dit la science ?

La littérature scientifique sur l’ho’oponopono en tant que protocole est limitée. En revanche, les recherches sur les techniques d’auto-aide et de méditation montrent un tableau nuancé : la plupart des personnes rapportent un mieux-être, une minorité exprime des effets indésirables comme anxiété accrue, reviviscence émotionnelle ou isolement social.

A lire aussi  Téléchargez un Guide Gratuit de Cohérence Cardiaque

Une étude récente montre que certaines pratiques de développement personnel peuvent entraîner des effets secondaires négatifs, surtout lorsqu’elles sont utilisées de façon intensive sans accompagnement. Les enquêtes disponibles signalent une popularité croissante des méthodes alternatives, avec des indicateurs chiffrés en hausse dans les baromètres du bien-être, et un signal faible mais constant d’effets indésirables rapportés. La vigilance consiste à contextualiser l’outil et à repérer rapidement ce qui se dégrade.

Témoignages et études de cas

Les vignettes qui suivent sont anonymisées. Elles ne représentent pas toutes les expériences possibles, mais illustrent des situations où la pratique a déraillé. L’objectif est de comprendre les mécanismes pour ajuster, pas de disqualifier l’ho’oponopono.

Julie, 32 ans, a découvert l’ho’oponopono après une rupture. Elle répète les phrases plusieurs fois par jour et se sent apaisée la première semaine. Puis elle évite ses amis qui la confrontent à sa tristesse. Deux mois plus tard, la peine revient intensifiée, assortie d’insomnies. Son thérapeute identifie un contournement émotionnel. La reprise d’un travail de deuil, mêlant respiration, écriture expressive et échanges avec ses proches, lui permet de retrouver un équilibre.

Karim, 41 ans, subit des réflexions humiliantes au travail. Il utilise la pratique pour « ne pas se mettre en colère ». Il finit par s’excuser systématiquement, même quand il n’a rien fait. Le climat se dégrade. En coaching, il apprend à distinguer pardon et complaisance, pose des limites, sollicite un entretien formel avec sa hiérarchie. La pratique redevient un soutien, non un cache-misère. Il dit avoir compris où se logeait le ho’oponopono danger dans son cas : confondre paix intérieure et capitulation.

Anne, 54 ans, a vécu un événement traumatique ancien. Les répétitions déclenchent des flashbacks. Sans repères, elle intensifie la pratique en pensant « libérer des mémoires ». Les symptômes s’aggravent. L’orientation vers un suivi spécialisé en trauma, avec techniques de stabilisation et exposition graduée, apaise les reviviscences. L’ho’oponopono réintégré plus tard, en douceur, ne pose plus de problème.

Recommandations pratiques

Gardez la méthode dans sa juste place : un outil de régulation, pas une baguette magique. Établissez des critères d’alerte simples : si votre sommeil, vos relations ou votre humeur se dégradent, baissez l’intensité, faites une pause et consultez un professionnel. Associez toujours la pratique à des actions concrètes quand la situation le demande.

Créez un cadre clair. Limitez la répétition à un temps défini, par exemple 10 minutes, puis passez à une action de la journée. Ancrez-vous dans le corps avec la respiration ou une marche. Si vous faites face à un traumatisme ou à une situation d’abus, privilégiez l’aide spécialisée. C’est ainsi que le ho’oponopono danger se transforme en vigilance utile.

Fanny Thomas

Je suis Fanny Thomas, passionnée par la santé et le yoga. À travers mon blog, je partage des conseils pratiques et des réflexions inspirantes pour vous aider à harmoniser votre corps et votre esprit. Rejoignez-moi dans cette aventure vers un mieux-être durable.

Rejoignez notre newsletter !

Je m'abonne

Plus d'actualités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.